En 1994, des fournisseurs de logiciels et de matériel industriel ont créé la Fondation OPC pour développer un standard client/serveur capable de partager des données de manière rapide et fiable, en éliminant les formats propriétaires qui complexifiaient le développement logiciel.
La première spécification, OPC DA (Data Access 1.0a), a été publiée en 1996. Elle définissait comment structurer les interfaces client/serveur pour accéder aux données. Cependant, OPC DA reposait sur Windows DCOM, ce qui limitait son ouverture : difficultés avec les pare-feu, fonctionnement uniquement sous Windows et gestion limitée des connexions intermittentes.
Pour dépasser ces limites, la Fondation a lancé OPC UA (Unified Architecture) en 2006, avec la version 1.04 publiée en 2017. OPC UA s’affranchit de DCOM et introduit notamment :
- Publish/Subscribe pour une communication efficace.
- Sécurité renforcée : authentification, autorisation, intégrité et confidentialité.
- Indépendance multiplateforme et compatibilité avec tous les langages.
- Méthodes et fonctions d’objets pour l’appel et le retour d’exécution.
- Modélisation avancée via CEI 62541, facilitant l’intégration de données complexes.
Grâce à ces évolutions, OPC UA est devenu le standard de référence pour l’échange de données industrielles, offrant interopérabilité, flexibilité et sécurité pour répondre aux besoins des systèmes connectés.
Comment fonctionne OPC UA ?
OPC UA suit un modèle client-serveur : le serveur expose ses objets de données, et le client s’abonne à ces objets via des subscriptions. Les clients peuvent être des HMI, SCADA, MES ou applications cloud.